Notre accueil en Nouvelle Calédonie, Décembre 2013

Salut à tous!!

Joyeux Noël et Bonne Année 2014!! Pour fêter ça, voici un petit diaporama musical de 6 minutes qui vous donnera une idée de nos premières impressions de la Nouvelle Calédonie! Cliquez ici ou ci-dessous!

A bientôt!


Yacht Club Castaing Décembre 2013

Arrivée en Nouvelle Calédonie, Novembre 2013

Salut à tous!

Et voilà! Nous sommes arrivés à Nouméa, c’est la fête!
Nous avons fait une courte escale, entre les îles Fidji et la Nouvelle Calédonie, aux Vanuatu, sur l’île d’Anatom, puis nous sommes descendu direction Lifou, une des îles Loyautés dépendant de la Nouvelle Calédonie. P1110743

Ensuite, quelques jours nous ont été indispensable pour rejoindre Nouméa via la partie Sud de la côte Est de la grande terre, que l'on appelle ici "la côte oublié" car elle n'est pas accessible par la route. C’était vraiment grandiose!

Pour l’instant, nos journées sont très occupées par la découverte de cette ville de Nouméa qui nous plait beaucoup, et nous sommes merveilleusement accueilli par le cousin d’Isabelle et sa famille qui vivent ici, et qui jouent le rôle d’un super yacht club pour nous! Donc, nous prendrons le temps de mettre à jour le blog et de vous raconter tout ça…Mais pour l’instant, le temps passe à grande vitesse!

On pense à vous!

A bientôt!

FIDJI est arrivé aux FIDJI! Octobre 2013

 
Nous venons juste d'arriver à Malolo et Malolo laï laï, tout à l'Ouest des Fiji, après une navigation de 11 heures. C'est carrément top ici, position à rentrer dans google earth: 17°46'18S et 177°11'18E. Malolo
Voici le mail que nous vous avions préparé à propos de notre arrivée à la capitale Suva la semaine dernière:
Nous voici donc aux Fiji, avec Fidji! C'est quand même un évènement!

La route entre la Polynésie Française et les Tonga, Aout-Septembre 2013

Nous sommes donc au mouillage à Mopelia, et, après plusieurs jours marqués par des calmes plats, le vent est enfin un peu de retour, pas très fort, 10 à 15 Nœuds annoncés, mais nous pensons que cela sera suffisant, au moins au début de la traversée de 1170 Miles (environ 2200 km) qui nous attend.P1080873

Avant de partir de Mopelia, nous prenons pas mal de fichiers grib (fichiers météo fais pour nous marins = légers en kilo-octets). Nous les téléchargeons à l’aide de notre téléphone satellite Iridium, et ça c’est vraiment super. Nous constatons donc que nous allons devoir traverser un « talweg », (à vos dicos) d’ici 4 jours. Nous nous attendons alors, près de Palmerston, à trouver un vent mal établi.

En effet, à l’Est du talweg on trouve du vent d’Est à Sud Est, (normal). Puis, au passage du talweg, pas de vent du tout, (pas bon, berk). A l’Ouest du Talweg, donc après son passage, on trouve du vent de Nord-Ouest (pas bon non plus), mais tournant rapidement (12 heures environ) au Nord (c’est mieux), avant de revenir finalement, une fois le phénomène passé, à l’Est puis au Sud Est (parfait), son régime normal en cette saison d’hiver austral.

MAIS, quand il faut y aller….on se dit que si on attend, on risque d’attendre trop, que ça peut toujours être pire, que sur 3 ou 4 jours, la météo peut se tromper et que ce talweg et sa dépression associée peuvent très bien aller plus vite vers le sud que prévu et nous libérer le passage….

Mais en fait, non, ça ne sera pas le cas, raté.P1080894

Nous partons donc dans des bonnes et (déjà un peu trop) douces conditions, ça va durer 24 à 48 heures, puis, le vent devient carrément changeant. Ainsi que le ciel…

La route va être longue…le vent tombe, le moteur tourne, le vent revient, puis retombe à nouveau et le moteur tourne encore. C’est la première fois qu’il tourne autant, nous consommons 140 litres de gasoil en quelques jours, et avons la tête bien remplie de ce boucan permanent, le jour et la nuit! En plus, le roulis est fort, la mer si agitée que nous allons être obligé à 2 reprises d’affaler complètement la Grand-Voile, ses claquements étant trop violents.P1080884

A bord, on ne se laisse pas abattre, Isa retrouve son rythme en cuisine jusqu’à faire de bonnes galettes bretonnes! Et tout ça sur un « tapis roulant trampoline ». Lorsque la mer se calme, 2 soirs de suite, nous nous installons avec les grands coussins dans le cockpit avec le PC et les enceintes sur le roof pour regarder quelques bons films, le tout sous un ciel étoilé comme jamais. Tous les jours, on prend et on envoie nos e-mail avec l’Iridium, on trouve ça super de partager notre aventure, et oui; c’est toujours mieux quand c’est partagé!

Pat est un peu vert de ne pas décoller des 5 nœuds de moyenne, même avec tout le moteur que l’on fait. On est loin des 7,4 Nœuds de notre traversée du Pacifique, 100% à la voile!

3 jours après le départ, nous hésitons encore à nous arrêter à Aitutaki, un atoll des îles Cook presque sur la route directe. Mais ce fameux talweg est toujours très actif, et nous allons le traverser le lendemain. Aitutaki va donc dès le surlendemain recevoir du vent de Nord-Ouest, puis du Nord. Et ça ce n’est pas bon du tout, ni à Aitutaki, ni à Niue, ni à Palmerston, ni à Suvarov, les îles qui auraient pu nous servir d’escales sur cette route.

A Aitutaki, la profondeur de la passe n’excède pas 1,80m, et avec Fidji nous sommes donc malheureusement obligés de rester à l’extérieur de ce magnifique lagon. Il faudrait mouiller sur du corail à l’extérieur près du récif, c’est beaucoup trop dangereux. Inutile d’y chercher du repos, et d’y attendre le retour des alizésBelle Isabelle.

Idem pour Palmerston, où là il n’y a carrément pas de passe du tout.

Dommage, car Palmerston est carrément sur la route directe entre Mopelia et les Vava’u aux Tonga. D’y penser nous avions le cœur gros, en doublant les feux de Palmerston, (en fait un ou deux lampadaires). Cela nous aurait fait du bien de nous y poser un peu. Car à ce moment-là, en passant Palmerston, on est au moteur dans la grisaille et le crachin, avec ce fameux vent de Nord-Ouest, puis Nord, qui finit par se lever un peu. Le sillage de Fidji au largeOn coupe le moteur, on fait de la voile. Mais quelques heures plus tard, on se traine à nouveau, les voiles claquent, on redémarre le moteur, on roule, etc…et merde, c’est quand qu’on arrive?

Comme un rêve, Niue apparait devant nous, lors d’un inoubliable lever de soleil, car nous nous en sommes approchés de nuit. Comble du ridicule, il nous a fallu ralentir pour ne pas arriver trop tôt près de ces côtes impressionnantes, un immense bloc de corail soulevé du fond de la mer à 80 mètres au-dessus de l’eau. L’océan se brise rageusement sur ce récif-montagne, et s’engouffre dans les grottes et les myriades d’anfractuosités, générant des bruits de tonnerre, de souffle hyper puissant qui jailli en gerbes. Quand nous entendons ça, à plusieurs reprises, on sursaute en pensant qu’il vient d’y avoir une explosion!!

Dernier évènement, et pas des moindres, de cette traversée, notre inverseur-réducteur, c’est-à-dire l’équivalent d’un embrayage-boite de vitesse, nous donne de graves signes de faiblesse. C’était trop pour lui cette traversée. L’huile a trop chauffée, et il ne nous propulse plus, il tourne mais ne donne plus à l’arbre et à l’hélice la force générée par le moteur. Il aurait fallu vidanger l’huile de l’inverseur sur le champ, mais à ce moment-là, nous n’y avons pas pensé, c’est ça l’expérience…P1080905

Donc, face au vent, les voiles bien rangés pour l’arrivée, nous n’avançons presque plus, en fait à moins d’un nœud, contre ce petit vent qui nous éloigne des corps morts du Niue Yacht Club. Au moteur, nous avons parcouru ces 8 derniers jours et 8 dernières nuits, des centaines de milles. Eh bien, c’est incroyable, mais, les 500 derniers mètres de cette traversée, il ne pourra pas les faire.

Nous renvoyons donc les voiles à 500 mètres des bouées occupées par une dizaine de voiliers qui nous regardent tirer nos bords de près et pensent peut-être que nous voulons faire les malins avec notre beau voilier. Puis, comme nous l’avons fait 100 fois avec notre école de voile à Raiatea, nous attrapons un corps mort du Niue Yacht Club à la voile,….Isa attrape la bouée, et dit : « SUPER, c’est le corps mort numéro 17 » !!Tout va bien donc !! La Charente Maritime pense à nous!

Mais le vent est au Nord Nord Est maintenant, et la houle contourne la pointe de l’île, arrivant de l’Ouest et du Sud-Ouest. On se retrouve travers à la houle, et alors là, on est carrément dégoutés! En moins de 10 minutes, l’annexe est à l’eau, le moteur posé dessus, la nourrice avec l’essence et tout le matos aussi, on contacte les douanes et le yacht club, on attrape le sac à dos, VIIIIIIIITE, on veut aller à terre VIIIITE, vite vite vite vite, et notre toute première pensée, c’est « ce soir, on veut un lit qui ne roule pas ».

Mission, trouver un hôtel à Niue !!!!! Mais ça c’est une autre histoire, on vous racontera ça très bientôt!!!

Mopelia, Aout 2013

Mopelia,

Nous voilà donc à Mopelia, Maupihaa en Tahitien, notre toute dernière escale en Polynésie française!Mopelia

Mopelia est un petit atoll presque inhabité, loin de tout, l’île la plus proche étant Maupiti, qui se trouve à 100 Miles (185km) à l’est. Le point le plus haut de l’île ne dépasse pas 5 mètres au-dessus du niveau de la mer (sans compter les cocotiers), et le nombre d’habitants, est aujourd’hui de…..13 personnes.

Arrivée prévue à 7h du matin???? Tu parles!! En fait nous sommes arrivés vers midi, et avons mis 23h à la place des 18 prévues!

Le fait de vouloir emprunter les passes étroites de ces lagons, en l’occurrence celle pour sortir de Maupiti, et celle pour entrer à Mopelia, par temps calme, est une très bonne idée, car elles sont étroites et il peut y avoir beaucoup de courant. MAIS, pour les traversée à la voile entre les îles, nous avons besoin de vent, et le large, par ici et par temps calme, c’est vite l’enfer, les voiles qui claquent, le voilier qui roule comme un pendule, et qui se retrouve chahuté avec à son bord un équipage nauséeux qui fait de son mieux pour ne pas s’énerver. Le moteur fini par reprendre du service, nous qui sommes si fiers d’avoir traversé le Pacifique sans consommer une seule goutte de gasoil, cette fois nous l’avons dans l’os.

Nous constatons que notre séjour de 3 ans aux îles sous le vent a déformé notre lecture de la météo et des fichiers grib. En effet, le vent est souvent très fort aux îles sous le vent, accéléré par les reliefs imposants de ces îles. De plus, lors de nos allers retours à Bora ou Huahine, ou même à Tahiti, nous avons toujours cherché les conditions les plus calmes possibles, étant donné que le trajet face au vent est très difficile quand souffle le Maraamu. Passe de Mopelia2

Mais tout cela n’a finalement rien à voir avec le large, le vrai. Au large, avec le vent dans le dos, on est contents quand on a 20 ou 25 Nœuds qui nous poussent! Et pas contents quand il n’y a que 5 ou 10 Nœuds, car c’est insuffisant pour permettre aux voiles de rester gonflées malgré de la mer hachée qui secoue le bateau. Des voiles gonflées, ça « appui » le voilier et limite le roulis, donc…il faut du vent, et 25 Nœuds, ce n’est pas trop, qu’on se le dise! 

Bref, nous commettons l’erreur de partir par un temps trop calme. Et nous allons bien rouler, et bien faire du moteur, et bien bien bien nous trainer à 3 ou 4 Nœuds pendant presque 24h jusqu’au lagon de Mopelia.

Mais, consolation immédiate : La passe très calme est un jeu d’enfant, le mouillage magique, nous sommes direct sous le charme! Quel bonheur d’arriver dans un endroit aussi beau!

Des oiseaux par milliers, des requins pointes noires (inoffensifs), et des mouches (moins cool) sont notre comité d’accueil.

Puis arrivent nos nouveaux amis, joins quelques heures plus tôt grâce à la VHF portable que Hio essaye de toujours avoir sur lui. Ils viennent chercher les colis que nous avons embarqués à Maupiti, colis confiés par leur papa, Marcello, resté à Maupiti pour travailler... P1080619

Et là, nous avons droit à un accueil à la Polynésienne, comme nous ne l’avions pas eu depuis longtemps! Ici, alors qu’il s’agit de notre toute dernière escale en Polynésie Française, nous allons rencontrer une famille et un garçon Polynésien qui nous touche et nous marque beaucoup!!

Hio et Faimano, frère et sœur de 24 et 25 ans, arrivent à notre bord. Ils sont jeunes, beaux et souriants. Ils vivent loin de tout, à Mopelia, depuis respectivement 3, et 2 ans!! Enorme.

Ils nous saluent d’un « bonjour les amis » qui nous met le cœur en joie, et s’empressent de nous inviter à rejoindre le sud de l’atoll afin d’être plus près de leur habitation. Pour la première fois, des Polynésiens acceptent spontanément, c’est à dire sans que nous soyons obligé d’insister, de monter sur notre voilier pour faire connaissance et prendre un café ou une bière!

Hio est plein de vie, plein de projets, et a une grande soif de partager ses connaissances avec les nôtres. Rien que ce trait de caractère démontre son intelligence. Il donne envie de partage, de discussion, il nous donnerait même envie de rester là!! Il aurait une foule de choses à nous apprendre, lui qui vit depuis si longtemps sur cette île! Trouver de quoi se nourrir n’est, pour lui, pas un problème. Il est capable de récupérer des kilos de poissons en quelques instants, simplement en jetant un filet depuis la plage. Il attrape les langoustes, les énormes crabes de cocotiers, les cocos à plus de 10m du sol comme ça, depuis qu’il est petit. Il est champion officiel de « grimpé de cocotier » (3,5 secondes pour grimper à 7,50m, en short, pieds et mains nus bien sûr). Un esprit vif, un corps sain, un sourire jusqu’aux oreilles, et en plus toute la force d’un jeune homme de 24 ans qui passe tout son temps, depuis toujours, à travailler à l’extérieur.

Waouw, on ne rencontre pas tous les jours des jeunes comme ça. P1080667

En fait, sa famille, (à part son père Marcello resté à Maupiti qui les rejoint dès qu’il le peut), est installée ici. Mopelia est une commune dépendante de Maupiti, et le maire distribue (avec des conditions qui nous échappent un peu) des parcelles de terre et de lagon pour que des familles puissent les exploiter…La famille de Hio s’occupe donc de faire du coprah et d’élever des naissains d’huitres perlières. Ceux-ci sont ensuite revendus chez Monique Champon, à Raiatea, qui va ensuite finir l’élevage des huitres et vendre les perles. 

Un bateau vient chercher le Coprah environ tous les 8 mois (!!!). Celui-ci récupère les sacs et leur achète le coprah à un tarif subventionné (au final et après les intermédiaires, subventionné par les contribuables français (n’est-ce pas sympa de savoir qu’une partie, même infime, de nos impôts est redistribuée à Mopelia? C’est quand même mieux et plus romantique que de payer pour la banque Dexia ou les intérêts de la dette, non?)). 

Bref, les 13 personnes qui vivent à Mopelia sont très isolées.

Mais Hio n’a pour l’instant pas du tout envie de partir, il y est heureux, et veut se constituer une bonne cagnotte avant de fonder sa famille.

Nous allons tous nous retrouver (avec les mouches, beaucoup de mouches, un nombre incalculable de mouches) autour de la table familiale, faisant connaissance avec les autres membres de la famille: Sa mère, Adrienne, et ses 2 autres sœurs, Puaiti et Karina, ainsi que la petite Anairai (5ans). Le décor est très simple, quelques tôles ondulées, quelques bouts de bois, une tente. Adrienne, 2 de ses filles et la petites dorment ensemble sur une planche sans matelas.  P1080658

Il faut le voir pour le croire. Le panneau solaire posé à même le sol pour charger la VHF, le petit poste de radio à pile qui capte Polynésie première en ondes longues. On a même droit à la diffusion des infos de France Inter, qui nous annonce les résultats sportifs. La natation, le foot, le rugby, l’athlétisme, le tennis, waouw, on saura même, pendant notre repas, les résultats de Clermont ferrant, Grenoble, Arles-Avignon, Guingan…..Et sur l’autre radio, Taui FM, c’est le « multiplex de Jacques Vandroux » où ils nous racontent tous les matchs en direct et en même temps. Ça ne donne vraiment pas envie de rentrer en France ce contact éphémère, futile et idiot avec elle. Faut quand même s’imaginer un peu le tableau, à Mopelia, quand on entend les commentateurs s’enflammer pour un but de Montpellier ou Bastia, on se sent encore plus loin de notre beau pays. 

Chez Hio on trouve aussi le vieux pickup japonais sans phare ni calandre, qui roule encore sur l’unique chemin de Mopelia, avec un réservoir de gasoil en plastique attaché sur le capot (!!! Le réservoir normal est HS), et l’essentiel de sa mécanique fixé avec quelques cordages. Mais il roule et est bien utile, comme quand il faut tirer le bateau au sec par exemple… P1080656

Et puis il y a les chiens, une bonne vingtaine, plus ou moins beaux à voir et qui gueulent allègrement à notre arrivée! Il y a aussi la voisine, qui boit toute la journée et toute la nuit une mixture fermentée immonde pour voir la vie en rose et se défoncer le cerveau (elle devient donc très vite très lourde). Mais elle a une radio BLU qui permet de contacter d’autres terres par les ondes, donc, tout le monde est gentil et serviable avec elle…

Et puis il y a le livre d’or! Super idée! Nous ajoutons notre petit mot dans un livre d’or déjà bien garni avec les mots et dessins des voiliers accueillis avant nous…  

Nous sommes 4 voiliers au mouillage pendant notre séjour à Mopelia, et, bien entendu, nous allons faire connaissance. Et vous savez la meilleure? Nous sommes tous français, et au moins 3 d’entre nous sommes partis de La Rochelle. Extraordinaire de se retrouver à Mopelia, autour du feu, en train de discuter avec des Rochelais! François a créé plusieurs commerces dans le quartier de Tasdon, (le quartier d’Isa), et Nicole travaillais au Affaires Maritimes, où nous avons, en tant que marins professionnels, nos quartiers. Incroyable! Un petit barbecue entre français, avec Hio qui s’est joint à nous, sous le ciel étoilé, un temps idéal pour passer la soirée sur la plage, qu’est-ce que c’est bon….. P1080729 

Cela nous donnerait, encore, et encore, et encore, …bien envie de rester.

Nous allons occuper le reste de notre temps à flâner, coté récif, coté lagon, et sur le sentier qui coure au milieu, chercher des coquillages, patauger dans l’eau translucide, filmer les requins pointes noires (de l’extérieur avec la camera montée sur une rallonge), observer les baleines qui s’ébattent dans l’océan, apprendre à ouvrir correctement les cocos (il était temps).

 

 

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Bref, nous attendons que le vent revienne, dans des conditions de pétole, de calme, rare.

Un matin, nous allons voir le ciel se refléter complètement dans le lagon, et du côté du récif frangeant, on jugerait voir une immense piscine à débordement qu’aucune ride ne vient troubler.

 

C’est d’une beauté époustouflante, et tout à fait Polynésienne.

 

Puis le vent revient. Il faut dire au revoir, et il faut partir. Nous n’aimons vraiment pas ça. Mais c’est la vie.

 

Lorsque nous quittons Mopelia, après cette escale de seulement 8 jours, lorsque nous sortons de la passe, éjecté à 7 Nœuds avec le courant, nous avons conscience que cette fois, c’est vraiment la fin de notre séjour en Polynésie Française, où nous aurons donc séjourné très exactement 3 ans, 3 mois et 6 jours.

P1080770Le rêve d’une vie.  

Ce rêve colporté par tant de lectures et d’images, tant de films, de récits et même de dessins animés, qui ont marqué l’enfance puis l’adolescence de Pat. Le rêve a-t-il été à la hauteur des attentes? Qu’est-ce que ça fait de réaliser un rêve aussi important? Il va falloir pas mal de recul pour pouvoir coucher tout cela par écrit. Aujourd’hui, l’émotion est trop grande, et nous ne sommes, il faut le reconnaitre, même pas sûrs de ces émotions. Entre la peine de quitter des îles magiques, des amis sincères, une vie douce et simple, et la joie de repartir à l’aventure, de découvrir de nouveaux horizons et de nous détacher de cette ambiance professionnelle malsaine à Raiatea….Tout se bouscule dans nos esprits. 

En quittant le lagon, nous écoutons Taui FM, et là, sans blague, ils nous envoient: « Là-bas » de Goldman, et pour le fun « Voyage Voyage » de Desireless,…. On dirait que la Polynésie Française nous dit « au revoir et bon voyage » à travers la radio, celle qui avait diffusé notre publicité pour notre école de voile il y a déjà plus de 2 ans….Ces chansons sont des invitations au voyage, on est donc bien content de les entendre. Puis, c’est le comble avec la diffusion, comme tous les soirs à 17h d’une émission de RTL qui visite les régions de France façon guide de routard. Ce soir, l’émission nous parle de………la Charente Maritime! Nous visitons avec eux l’Ile de Ré, le fort Boyard, Rochefort et La Rochelle!! Dingue quand même ces coïncidences…

Puis, vers la fin de l’émission, le signal se perd, ça grésille dans le poste, nous sommes au large!

Vive la vie!

Bisous à tous!

Merci mille fois à Hio et sa famille, qui ont fait de notre séjour à Mopelia un moment inoubliable.

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Aout 2013 Raiatea, Tahaa, Bora Bora……NANA !!!! IAORANA Maupiti!!!

 


(Nous en publieront un autre de meilleure qualité lorsque nous aurons une connexion plus rapide)

Maupiti

« Nana » en Tahitien, ça veut dire « au revoir » (et « Iaorana » bonjour)! Nous voilà donc partis, nous écrivons ces lignes de Maupiti, et sommes donc encore en Polynésie Française, mais plus pour longtemps. Nous attendons une « fenêtre météo », en fait nous attendons que le vent fort de SE (appelé ici le « Maraamu ») se calme pour continuer notre longue route vers l’Ouest.
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Notre message concernant notre séjour de 3 ans à Raiatea viendra lorsque nous aurons pris plus de recul sur tout ce que nous avons vécu là-bas...
Notre escale à Maupiti est des plus agréable dans la mesure où notre mouillage est très bien abrité, nous y avons une bonne connexion internet grâce à « Hotspot » (MERCI A LUI !!), et, WOUAOUWW, qu’est-ce que c’est beau!!!!
Vous allez pouvoir en juger par vous-même grâce à quelques photos et vidéo que nous vous avons sélectionnées et préparées.



La particularité de Maupiti, mis à part sa beauté, c’est la réputation de sa passe, qui est exposée à la houle océanique de Sud, étroite et légèrement sinueuse. Lorsque la houle dépasse 2 mètres, (c’est-à-dire presque tout le temps), il se produit dans les lagons le phénomène appelé « ensachage », c’est-à-dire que l’océan pénètre en grande quantité dans le lagon par-dessus les récifs affleurants. Alors, à la manière d’une baignoire, le lagon va donc se vider par les passes qu’il possède. A Maupiti, comme il n’y a qu’une seule passe et qu’elle est étroite, le courant est fort et donc presque toujours sortant, il peut atteindre 9 Nœuds dans les pires cas, ce qui est énorme quand on sait qu’un voilier comme le nôtre pourtant sur-motorisé avec son moteur de 50CV (30CV d’origine sur les Gin-Fizz), ne dépasse pas 6,5 ou 7 Nœuds à fond au moteur. 


Grand départ de Raiatea

Salut tout le monde,

et voilà, le jour du départ est arrivé. Après un peu plus de 3 ans de Polynésie Française, qui sont passés à toute vitesse, nous avons décidé de reprendre le voyage vers l’Ouest.

Tout d’abord, notre itinéraire prévu, dans le sens du vent bien sûr, est cette fois jalonnée de nombreuses escales prévues entre maintenant et Décembre. Tous sur Google Earth pour voir un peu ces îles de plus prêt:

- Bora Bora Itinéraire prévu sur 4 mois

- Maupiti

- Mopelia,

- Aitutaki, (îles Cook)

- Palmerston (îles Cook)

- Niue (le plus petit état du monde) 

- Vava’u (Nord de l’archipel des Tonga)

- Savusavu (Est de l’archipel des îles Fidji)

- Croisière dans les Yasawa (Ouest des îles Fidji)

- Port Denarau, Malolo Laï Laï ( Ouest des îles Fidji)

- Port Vila (Archipel des Vanuatu)

- Croisière dans les Vanuatu jusqu’à la Cote Ouest de l’Ile de Santo (Archipel des Vanuatu)

- Nouvelle Calédonie (nous ferons notre entrée soit à Lifou, Hienghene ou carrément en faisant le tour par le nord, à Koumac)

- Croisière en Nouvelle Calédonie, (il y a de quoi faire),

- Nouvelle Zélande, arrivée prévue mi-Décembre, à Whangarei,…

Ça vous plait? Le circuit peut être accéléré en zappant les Vanuatu pour les faire plus tard, il peut être rallongé en visitant tous les mouillages (il y en a des centaines) et en passant un peu de temps à terre (location de bagnole, etc…). Donc nous n’avons qu’un seul impératif, être à l’abri pour la saison des cyclones tropicaux qui commence en Décembre. Décembre c’est justement l’été qui commence en Nouvelle Zélande, alors, objectif NZ……..

Pour être joignable et connecté même dans les endroits les plus paumés du Pacifique, nous avons investi dans un téléphone satellite Iridium. Nous pouvons appeler pour environ 1 Euro la minute, et vous pouvez nous appeler pour environ 10 Euros la minute (donc en cas d’urgence sauf si vous êtes riches).

Notre numéro Iridium : 8816 315 89 208

Pas de préfixe, Iridium c’est 8816. Avec l'Iridium

Il nous permet également de recevoir des emails, mais nous ne donnons l’adresse qu’à nos proches pour ne pas se faire “spammer”, car chaque connexion est payante!

Grace à lui nous pouvons aussi consulter la météo en téléchargeant un fichier GRIB. (= carte des champs de pression qui nous renseigne beaucoup sur le temps qu’il va faire).

Nos adresses gmail normales fonctionnent toujours, et nous les consulterons souvent car il semble que même à Niue au Tonga au Fidji, etc…, on trouve du bon internet.

Gros bisous et à bientôt! Et en attendant, nous vous préparons un message bilan de notre séjour aux îles sous le vent!

Pat et Isa

Novembre 2012, Cours de voile à Raiatea!


Voici un diaporama de notre mois de Novembre 2012, cliquez ici!




Juillet 2012 à Raiatea

Voici notre toute dernière vidéo de 4 minutes, attention ça décoiffe, mettez le son à fond:

A DONF 3




Le temps passe si vite! Voilà 6 mois que nous délaissons notre cher blog de voyage...Nous sommes toujours, en Juillet 2012, aux îles sous le vent, en Polynésie Française.